Forme physique : C'est une évidence, mais on ne fait pas nécessairement l'association clairement. Il est plus commode de visualiser un "gros" ou une "grosse" peinant lors d'une activité physique du quotidien ou sportive qu'essouflé et inconfortable lors d'un rapport sexuel. Pourtant, c'est une barrière majeure.Au niveau tactile, la perte de sensations est déjà palpable. L'obèse est de manière contradictoire très conscient de son enveloppe corporelle et donc hypersensible au toucher mais aussi gêné par le contact d'une peau étrangère avec la sienne. D'autre part, il ne peut pas choisir la position qu'il veut, ce qui freine l'imagination et la variété dans le couple. Son coeur s'emballe plus vite - le facteur de risque est d'ailleurs bien plus élevé que la moyenne pour les affections cardio-vasculaires - et il est limité dans le temps lors des rapports qui impliquent le plus d'efforts physiques.
Le risque est donc très fort d'arriver à une pratique limitée, parfois avec peu de pénétrations, voire circoncise à des attouchements, rapports bucco-génitaux et masturbations. A terme, cela peut endommager la passion dans le couple, ou la transformer en simple affection, toute sincère et profonde soit-elle.
Forme psychologique : Le handicap de l'obèse dans la pratique sexuelle est encore bien plus criant à cause des mécanismes de dénigrement qui s'activent dans sa tête. Comment permettre à ce corps que par ailleurs on rejette à cause des tourments qu'il nous cause de se laisser aller. Pour s'abandonner, surtout à un autre, il faut s'en donner le droit. Difficile de récompenser par cet acte de lâcher-prise et de plaisir pur un corps que l'on a négligé, à qui l'on a déjà fait payer le prix de ses fissures intérieures.Se prêter pleinement aux jeux sexuels, c'est trouver l'écho au narcissisme qui se cache en chacun de nous. Celui-ci souffre tellement des problèmes d'identité liés au poids (surtout dans le regard de la société et de ses codes martelés) qu'il se terre en attendant des jours meilleurs. Pire, l'abstinence sexuelle, la détérioration des rapports ou même l'insatisfaction de ses désirs donne du grain à moudre pour aller s'abandonner (car là, pas de souci) sur la nourriture. Processus vicieux, et destructeur puisque l'un aggrave l'autre.
Il y a déjà, peut-être, un pont à trouver entre le processus qui amène au surpoids massif et le rapport à la séduction. Grossir à outrance, c'est aussi s'écarter du bal étrange des désirs qui s'entremêlent, des attirances qui se cherchent. En clair, devenir "hors-normes" physiquement permet de se construire un mur face à la question de la séduction, et donc du risque de rejet...
Excellent article ! Tellement vrai.... J'étais une obèse sévère (après avoir longtemps été le genre de fille qu'on complimente pour son corps et sur qui on se retourne !)... Aujourd'hui, je suis en obésité modérée... C'est en tombant sur un de tes posts sur auf que j'ai trouvé ce blog... et j'en suis accroc.
RépondreSupprimerSouvent je viens voir si il y a du nouveau car il trouve un écho en moi.
Mon combat est loin d'être terminé. Le tien également. Mais cela en vaut la peine.
Quant aux relations sexuelles, même avec mon compagnon qui m'aime et me le montre bien, j'étais gênée.
Gênée par mon ventre qui part d'un côté si moi même je me retrouve sur le côté. Avec interdiction de le toucher.
Gênée par ma faible condition physique. Donc comme tu le dis si bien, peu de variétés dans le choix des jeux...
Gênée par ce physique que je lui impose, tout simplement. Lors de nos ébats, souvent, sans que je le veuille, il me venait souvent ces phrases en tête : "Mais comment peux-tu lui infliger ça ! Comment peut-il avoir envie de ça ! Tu ne le mérites pas, cet homme si beau, si tendre et si doux..."
De moi-même, (je me suis aperçu de ça...) dans la rue, je marchais derrière lui. Je mettais de la distance. J'avais honte de moi à côté de lui. J'avais peur que les gens pensent : "Mais que fait-il avec ça !"
Lui, bien sûr ne comprenais pas. Dit qu'il est fier de moi.
Quelle souffrance!
Sans compter les nuits que je passais à me découvrir de moitié pour mettre la couette entre mes deux cuisses car je ne supportais pas le contact entre mes deux cuisses !
Aujourd'hui, j'ai perdu 12,2 kg en 1 mois. En rééquilibrant mes repas.
je me sens mieux, du coup, un peu plus sensuelle...
Je me maquille... Mais c'est loin d'être gagné. Encore 24 kg à perdre.
je ne veux plus être cette fille d'alors, quand j'étais mince, je veux retrouver un poids de forme. Et cesser de mettre ces vêtements difformes, incolores, sans saveur qui mettent l'accent sur cette obésité et pire : la pointent du doigt !
Je me suis perdue de vue dans cette obésité. Je n'étais plus moi.
Le chemin va être long pour arriver jusqu'à Moi.
Mais aujourd'hui, avec ces quelques kilos d'envolés, je peux bouger de nouveau. Refaire mes lacets et entrer dans ma baignoire sans y être à l'étroit, ma peau collée à toutes les parroies froides et hostiles. Car il faut bien le dire, tout, chaque chose de la vie courante te rappelle ton obésité. Une chaise, un fauteuil, une baignoire...
Mon dieu, il y a tant à dire.
Aujourd'hui, je peux dormir mes deux cuisses l'une sur l'autre.
C'est rien, pour certains. Pour moi, c'est énorme. C'est une véritable réussite. Une bataille de gagnée sur de nombreuses autres à remporter. Avant de pouvoir dire : J'ai gagné la guerre !
Et pourtant, même après les avoir toutes remportées, je sais que ce sera terminé, dans de nombreuses années.. Car même après l'obésité, on le reste tout de même quelque part. Si nous oublions, notre corps s'en souvient, lui.
Dis-moi (puis-je te tutoyer ?) Sylvain, à ton avis, en ressortirons nous indemne ?
J'espère...
Pour anecdote, mon fils m'a demandé dernièrement :
"dis, maman... quand tu seras mince, tu seras toujours la même ou tu seras différente ?"
Bonne question.
Différente, j'espère.
Dans, la rue, dans mes sourires, dans mes vêtements, dans mes gestes, dans un lit, dans mes ébats...
La même, peut-être aussi.
Peur de perdre cette souffrance. De l'oublier et de la revoir un jour surgir avec les kilos qui l'accompagnent. Alors, j'en veux toujours une part au fond de moi. Pour ne jamais la perdre de vue. Pour qu'elle ne me reprenne pas par surprise. Ne jamais oublier.
Je sais que, même quand je retrouverai mon poids, un joli poids, je serai tout de même "GROSSE"... à vie ! Mon corps en gardera les marques...
Mais ça vaudra le coup d'y être arrivée. Car l'endroit où je m'abandonnerai et oublierai bien ça, ce sera dans ses bras. Dans nos draps, dans des dessous coquins !
Bon courage...
Lili qui vient te lire...
Coucou Lili,
RépondreSupprimerTes compliments me vont droit au coeur, c'est d'ailleurs bien là que je trempe ma plume pour écrire par ici.
L'odyssée dans laquelle on s'engage lorsque l'on décide, un beau jour, de partir à la conquête de son équilibre, de sa santé et de son amour-propre est longue, douloureuse et si difficile... La question que tu poses, sur les séquelles qui pourraient rester au bout du chemin, elle est ancrée en moi. Il m'est commode, la majorité du temps, de ne pas m'apesantir dessus parce que c'est du ressort, pour moi, de l'inconnu...
Je crois d'abord que toute transformation, surtout de ce "volume", de cette ampleur, affecte directement le comportement, le caractère, l'état d'esprit et aussi le miroir que représente les autres individus vivant autour, qu'ils nous aient connus avant ou non. Cette dernière transformation, par un effet boule de neige, nous conduit également à se métamorphoser pour s'adapter à de nouvelles situations que l'on a jusque-là évitées ou oubliées. Différents, on le devient donc.
Mais on doit certainement garder aussi - difficile de dire à quel point c'est salvateur - l'appréhension que tu décris, la peur panique que le château de cartes s'écroule. Il subsiste forcément une fois l'objectif atteint une profonde fragilité. On avait trouvé un système performant pour maigrir, et reprendre goût à notre corps, mais le cycle de l'effort soutenu et du grand combat prend fin pour déboucher sur une bien délicate période de stabilisation, de recherche d'équilibre pour se réintégrer au rapport quotidien à la nourriture.
Pour résumer, j'imagine (j'ai hâte d'en faire l'expérience) qu'on n'arrête jamais un régime, il doit toujours être là en toile de fond, mais qu'il faut l'édulcorer suffisamment pour qu'il intègre le cours normal de la vie.
Tu le dis avec beaucoup de justesse, on restera des GROS, des boules de sentiments qui ont fondu mais dont le noyau peut encore germer... Il faudra une vigilance extrême pour éviter que toute cela remonte à la surface trop violemment et nous fasse deux fois plus mal qu'à l'origine.
S'attaquer à l'obésité, c'est l'affaire d'une vie !
Je pense aussi qu'il faut, pour mieux l'assimiler, conserver le peu de ce que l'obésité nous a apporté. Ca paraît fou, mais c'est une école de la vie d'être différent, et d'en souffrir. Garder son humilité (mais sans le dénigrement de soi), rester sensible à l'exclusion et à l'injustice (que l'on a pu vivre), continuer à se protéger affectivement des chagrins et des drames (n'avons-nous pas construit pour beaucoup d'entre nous cette barrière de graisse entre nos sentiments, nos souffrances et les autres ?)
Voilà, c'est presque une dissertation :D N'oublions pas non plus de cultiver l'autodérision et la bonne humeur, c'est une autre manière de vivre sereinement avec son présent ou son passé (vivement que l'on en soit là) d'obèse.
Avoir été une personne forte et devenir une personne forte, troquer l'aspect physique pour l'aspect mental du mot (qui est d'ailleurs bien démago pour parler des obèses), et on aura tout gagné !
Amicalement,
Sylvain
Sylvain ,
RépondreSupprimerTouchée par ton article, émue par celui de lili, et destabilisée par ta réponse...
je prends à mon tour, ma plume pour t'écrire ces quelques lignes.
Il est vrai qu'une fois l'obésité acceptée, chacun se forge un caratère.
j'ai toujours été un peu ronde, puis grosse, puis ensuite il y a 10 ans comme tu le sais j'étais arrivée au bout de mes peines, j'avais perdu 38 kg, mais lié également à une maladie.
A cette époque, quand ej regarde les photos, je ne me reconnais pas.
J'étais très pâle, le teint livide, maigrichonne.
je me souviendrai toujours du jour ou mon grand père à dit à mon père ( pensant que je n'entendais pas ..." maintenant elle ressemble à une belle jeune fille ") .
Cette phrase restera toujours, parceque je m'étais rendue malade, de cette perte de poids, mais à ses yeux , je ressemblait à quelque chose...
et puis la maladie à fait qu'il fallait que je reprenne un peu de poids pour m'en sortir cr j'étais très faible.
Mais comme tu le dis si bien dans un autre article, la famille est souvent destructrice...j'ai regrossi, et bien pire, puisque j'ai maintenant 50 kg à perdre...
Une maman qui te dis " de toute facons tu es jolie, même avec du poids en plus "...
certes, je suis jolie, je m'en suis convaincue depuis des années.
je suis qui je suis, je connais mes défauts , mes qualités...mais même ta maman, ne sait pas ce que cela représente de perdre 50 kg , 10 ans plus tard.
personne en peut comprendre, ce que cela représente, quand tu vis avec ton compagnon, le probleme des relations sexuelles...
Sans compter la douleur, quand tu vas te marier ...ce sont des photos que tu as à vie ... des photos de grosse en blanc....
Et puis la nuit de noce, ou toi, tu vas faire tout les magasins du monde pour trouver une lingerie un peu élégante... parmis les menstruosités réservées " aux gros "...
certains disent que je suis préssée... certes je suis pressée de sortir de cette souffrance..je suis pressée de retrouver moi aussi, des ébats un peu plus dynamiques, et dans d'autres positions.
j'en ai assez de cette masse de graisse à trainer ...
en tous cas, ton blog fait du bien car on se rend compte que l'on est pas seul dans ce combat ...
Salut Guisa,
RépondreSupprimerContent de te retrouver par ici ;) On comprend bien avec ce que tu racontes combien cela peut être compliqué d'être compris quand on est pris dans de graves problèmes de poids (dans les deux sens d'ailleurs, que ce soit de l'anorexie ou de l'obésité).
Les mots qui claquent aussi, comme ceux de ton grand-père, sont de ceux qui détruisent en profondeur. Et puis il y a ce rapport compliqué au conjoint, que l'on aime et qui nous aime pour ce que l'on est, mais... c'est bien moi le problème, même si c'est maladroitement exprimé...
Que tu sois pressée, c'est bien normal. Je comprends très bien ça. Mais il faut surtout être persistant dans sa volonté. C'est là qu'on puisera la force de continuer même quand notre copine la balance fera la moue.
A bientôt,
Sylvain
Bonsoir chers petits soldats,
RépondreSupprimerC'est étrange comme les mots peuvent atteindre une personne... je vous lis et tout résonne en moi... Parfaitement. Immensément.
J'ai lu Sylvain, maintes fois, parfois à plusieurs reprises le même article. Je l'ai lu ce soir, les larmes me sont montées aux yeux.
J'ai lu Guisa, et j'ai pleuré, pleuré... sans vraiment pouvoir (ni vouloir) m'arrêter.
Et soudain, j'ai compris !
Je n'ai jamais pleuré à cause de ces kilos. Avant, je les ai niés, voire reniés.
J'ai fais semblant de m'en accommoder.
J'ai tu la souffrance car que me restait-il à part ma bonne humeur ?
C'est terrible à dire mais lorsque tu es un Gros-Majuscule , tu es laid, sale, goinfre, plein de sueur, mal habillé.... Enfin, bien entendu que tout cela n'est pas vrai ! Mais c'est ainsi que je croyais que l'on me percevait. C'est plutôt (peut-être) l'image que je me renvoyais.
(Combien de fois me suis-je sentie obligée de me cacher pour manger un pain au chocolat dans la rue.... Peur du regard des autres..)
Alors, nous les gros, ne devons-nous pas être poilant, souriant, toujours d'humeur égale...
Ne devons nous pas avoir toujours le bon mot, la bonne blague, la répartie facile, rapide ?
Ce, pour ma part, dans un soucis d'acceptation ou plutôt dans un soucis de non-rejet de la part des autres.
Oui, j'ai longtemps cru que lorsqu'on est gros, on n'a pas le droit de se plaindre. Pas le droit d'être de mauvaise humeur. Pas le droit d'avoir des jours "sans".
(Au fond, existe t-il un permis "d'être soi" ?)
Car qu'il y a t-il de plus laid qu'un individu difforme, gras, gros, transpirant et ronchonnant ? hein ?
Ce soir, tout cela sonne faux. Tout cela n'est pas vrai.
Grâce à vous, je me suis autorisée à pleurer.
Et j'ai laissé libre cours à ce flot dans lequel coulaient ces émotions enfouies et douloureuses pour finir dans un kleenex...absorbant ainsi une partie du mal qui me ronge. Me ronge de l'avoir tu. De l'avoir maquillé, grimmé, déguisé en bonhommie (Quelle horreur !).
Mais on ne peut se mentir à soi-même.
Alors ce soir, je vais bien. Parce que j'ai pleuré. C'est idiot, non ? !
Si j'étais une fée, je viendrais jusqu'à vous vous donner un petit coup de baguette car j'ai mal de ce que vous vivez. Je n'ai pas envie que vous subissiez plus longtemps ce poids. Dans tous les sens du terme.
Qu'un jour vous puissiez vous arrêter sur un miroir... Et qu'il vous renvoie l'image de ce que vous êtes vraiment ! De belles personnes légères... Légères car sensibles, ouvertes, altruistes..
Qu'un jour il puisse vous renvoyer l'image en parfaite adéquation avec ce MOI-intérieur...
Vous savez, depuis que j'ai perdu ces quelques kilos, certaines personnes que je côtoie à titre professionnel, REcommencent à me regarder différemment. Comme une femme qui pourrait être touchée, caressée..
Alors que jusqu'ici, il ne voyait en moi qu'une fille "rigolotte" (notez - fille pas femme-)...
Leurs regards me brûlent et me blessent.
J'en ai parlé à mon amoureux (et père de mes enfants)... qui m'a demandé si cela me faisait plaisir.
Cri du coeur : NON !
Car avant, c'était moi. Et le seul qui ne m'ait jamais perdu de vue, c'est mon chéri. Ses yeux ont transpercé la graisse pour arriver à celle que je suis au fond. Lui n'a jamais cessé de vouloir me caresser.. Me toucher. Lui que j'ai rejeté un nombre incalculable de fois, par dégoût non pas pour lui, mais pour moi.
Il est allé me chercher à maintes reprises dans le gouffre de mes souffrances. Je repartais aussitôt m'y terrer, et inlassablement, il revenais m'en tirer...
Sylvain a tellement raison de dire que que c'est souvent une barrière de graisse que nous avons construit-là...
Pour ma part, j'ai fais longtemps 47 kg pour 1,60 m. Mon compagnon d'alors (pervers narcissique) m'a démolie en me persuadant que j'étais grosse, laide, idiote et j'en passe. IL m'a humilié, rabaissé et volé l'estime que je pouvais avoir pour moi. Il m'a battu longtemps, me faisant subir des sévices inénarrables... Je suis tombée enceinte de lui, parce que j'étais faible, et parce qu'il le voulait. Il a continué à me diminuer, physiquement et moralement. J'ai pris plus de 50 kg lors de cette grossesse....
J'étais devenue ce qu'il a dit que j'étais.
Il m' a quitté sans crier gare. je suis rentrée un soir dans mon appartement vide de tout ! Mon enfant dans les bras.
J'étais, là, ahurie, idiote, laide et grosse. Avec plus rien. Même plus la moindre estime.
Et j'ai maigris, maigris..... en 1 mois et demi, j'ai perdu 35 kg. Parce que j'avais cessé de m'alimenter...
J'ai rencontré ensuite un monstre. pas le même monstre. Un monstre de patience, de bonté, d'amour et de tolérance. Un de ceux qui a des lunettes magiques capables de vous transpercer pour lire au plus profond de vous. Capable de vous comprendre à demi-mots. Capable de traduire vos silences.
Il m'a ramassée, m'a recollée...
Il a pris mon fils, et quelques regards plus tard, l'a aimé.
Aujourd'hui, c'est le père de mes enfants. C'est l'amour de ma vie. Il me demande en mariage. Je lui réponds par des "plus tard"... je ne m'autorise pas à être sa femme (et oui Guisa ! ;-)) car je ne veux pas être sa grosse mariée sur les photos... (Et je sais pourtant combien je suis idiote en pensant cela !)...
Je veux d'abord faire tomber ma barrière de graisse ;-)... (graisse dûs aux kilos aussitôt repris car forcément, en me ré-alimentant de façon anarchique, sans avoir lutté contre mes Je veux pouvoir sourire de tout mon coeur ce jour-là ! Etre tout à notre bonheur !
Je vous rassure, j'ai vaincu les monstres du passé. Me reste comme témoin, cette graisse, flasque, dégoûtante, repoussante....
Je ne veux la convier à mon mariage. Et encore moins l'avoir comme témoin clandestin (venu du passé) de mon futur...
Tourner la page. Etre différente. Mais ne jamais oublier. Oui, c'est ça.
Je ne voulais pas polluer ton blog, Sylvain. Mais je n'ai jamais su faire court. C'est là un de mes défauts ! Pardon, pardon, pardon....
Je vais laisser s'exprimer les autres sur cet article, ils (et toi aussi) m'ont assez lue comme ça !
Ce soir, je me sens bien. MERCI braves petits soldats !
A bientôt sur un autre article !
Lili qui sait ce que vous savez mais ce que les autres -hélas- ignorent ! ;-)
Ce n'est pas dans mes habitudes non plus, de faire court, mais je vais me contenter de te remercier du plus profond de ce qui vit en moi. Point de pollution ici, mais de la beauté, de la finesse, de l'intelligence, de la sincérité et tant d'autres beautés légères.
RépondreSupprimerCe sont de la pureté et de la grâce qui se dégagent de chacune de tes phrases, en plus d'être l'écho qui me retourne d'un intérieur chamboulé. Prend bien soin de toi, Lili...
encore un message touchant lili...
RépondreSupprimerTu sais, j'ai toujours été différente... à l'école je l'étais parcequ'à 10 ans, j'étais ronde, et j'écoutais de la musique classique.
Puis je l'étais encore au lycée, parceque j'étais grosse et 'écoutais toujours de la musique classique, je ne fumais pas, je ne buvais pas, donc je ne pouvais jamais faire partie des copines que l'on invite à une fête...
Parceque oui à cet âge là, on invite les jolies filles, qui fument , qui boivent...
et puis éffectivement, mon métier est maintenant prof de violon , alors forcémment pas grand chose à voir avec la "masse " des lycéens que je cotoyait ...
j'ai attiré les copains/ copines, quand j'étais sur mon lit d'hopital quand j'étais malade...
et quand je suis ressortie maigrichonne, là certains mecs venaient me parler étrangement ...!
Mais bizarement , je ne me suis jamais trouvé laide, ni moche, loin de là, je me trouve plutôt jolie!
Et puis je suis très coquette, et j'ai toujours pris soin de trouver des vêtements " comme tout le monde " même si cela me demandait un temps fou pour les trouver !
j'ai toujours refusé de m'habiller dans ces quelques ( parcequ'il y en a pas des tonnes ), magasins miteux pour gros.
Comme si les Gros, étaient forcémment des gens sans gout, moches, et dégoutants.
Parceque quand tu regardes les boutiques pour gros, je trouve cela honteux de vendre ou même de produire des vêtements aussi laids.
Ca me révolte.
ceux qui les déssine, ou même les vende, ne porteraient jamais de telle fringues, tellement c'est affreux.
enfin bref.
Maintenant j'en suis à un peu plus de 10kg perdus en 2 mois.
je continue, pour moi, pour m'en débarasser, vivre mieux, et prendre aussi ma revanche...
ceux qui m'ont détruit , ne m'auront pas une seconde fois.
Quelqu'un qui à un probleme de poids n'est pas condamné à encaisser les blessures...
Lili tu es marée maintenant ?
et toi sylvain je te souhaite beaucoup de bonheur, même si c'est moi qui me marie avant toi...
moi aussi j'ai fais long ce soir..
Coucou Guisa,
RépondreSupprimerJe trouve que c'est une très bonne chose que tu ais foi en ta beauté, et que tu refuses de te "ghettoïser" en allant dans des boutiques pour gros. Au moment de commencer mon régime, j'ai eu un choc quand la taille la plus haute de l'enseigne "Jules" ne m'allait même plus. Je me mets à la place de ceux pour qui c'est toujours le cas, ce doit être une humiliation terrible...
Super pour tes dix kilos à la trappe, je sens bien qu'une grande force de conviction t'animes. J'aimerais beaucoup que tu me fasses découvrir la musique classique. Je suis relativement ignorant dans le domaine à vrai dire, par contre ma fiancée écoute beaucoup de classique.
C'est vraiment attentionné de ta part de me souhaiter bien du bonheur. Je te renvoie avec grand plaisir cet élan de sympathie en te souhaitant une vie accomplie, dans tous les aspects qu'elle comporte. Un beau mariage aussi, mais je suis certain qu'il le sera.
Amicalement,
Sylvain
Bonjour les petits soldats ! Je viens répondre ici à la question de Guisa, j'en suis désolée, Sylvain ! ;-)
RépondreSupprimerNon, toujours pas mariée...... Pas encore, pas encore...
Sinon, je me sens de mieux en mieux.. au jour d'aujourd'hui, j'ai gagné 14,1 kg !!!
Mon amoureux me regarde, me redécouvre...
Sans donner de détails qui ne trouveraient pas leur place ici et qui relève de mon intimité la plus stricte, je suis beaucoup à l'aise dans ses bras. je prends plus d'initiatives... Je me sens mieux, en tous points.
je souris tout le temps ! "Pour de vrai" !
Je maigris DONC je suis...
Être.
Je me fais l'effet d'exister.
C'est un peu comme si j'avais essayé d'être transparente pendant longtemps...
Comme si j'étais une Belle au bois dormant qui se réveillait doucement... Mais tout lentement...
Je suis le volcan qui sommeillait, et qui gronde...
Quand je vais me réveiller, ça va être quelque chose !
Il me reste encore 20 kg à "gagner".
Il me reste du chemin.
Je ne suis plus à mes yeux une "Grosse-Majuscule", plutôt une "Grosse-minuscule"...
Plus que 5 kg et je retombe en surpoids ! ;-))
Mais déjà je me sens mieux dans ce corps-là. (Toujours rond, mais plus en courbes)...
Dans ce esprit-là.
Dans ce Moi intérieur.
Petit à petit, je me retrouve.
Et mes chers aussi, du même coup ! ;-)
J'ai eu la chance d'être aimée et être choyée par mon amoureux jusqu'ici... mais Je trouve néanmoins quelque chose de changé. Positivement.
Et si j'avais perdu plus encore que je ne l'avais imaginé ?
Je me réconcilie avec moi-même, je crois.
Du même coup, avec les autres.
Les autres, ce sont mes proches.
Les "autres-autres", ça viendra. Plus tard.
Comment vous remercier tous les deux ?
Comme je vous souhaite d'atteindre votre mieux-être !
Du plus profond de mon coeur !
A bientôt ! ;-))
Lili
Lili, ces propos font chaud au coeur. C'est une fleur qui repousse au milieu d'un jardin de ronces... Vive le débroussaillage de gras et l'élagage de kilos disgracieux !
RépondreSupprimerComme toi, mes sens se réveillent, retrouvent de la vigueur. Quel bonheur !
Comme pour toi, je suis aussi au charbon pour aller gagner 20 kg de bien-être... on va y arriver !
Au plaisir
Sylvain
Bonjour Sylvain,
RépondreSupprimerJe n'ai pas lu tout ton blog, il est déjà très tard....mais j'ai été vraiment très émue de te lire et je me suis tant reconnue !Tu sais dire si facilement ce que moi je ne sais exprimer...
Pourtant j'approche la quarantaine tu vois...je ne me suis peut-etre pas encore trouvée.
Je suis obèse morbide : 50 kg à perdre :-(
Rien que ce nombre me fait frémir d'angoisse et me fait penser que tout est foutu. Je n'ose même plus commencer quelque chose, je sais que je regrossirai de toutes façons. Je suis perdue....
A bientôt. Je revienrai lire toutes tes belles pensées.
Cécile
Bonsoir,
RépondreSupprimerJe vous comprends et certains de vos post raisonnent avec ma propre histoire.
Mais avec le temps, je crois avoir compris que quoique je mette en place il me faut aussi me blinder de l'opinion des autres et de leur stigmatisation.
J'admire votre courage de chercher encore et encore à perdre du poids à tout prix.
Bon courage à vous
Pascale
Bonsoir,
RépondreSupprimerJe vous comprends et certains de vos post raisonnent avec ma propre histoire.
Mais avec le temps, je crois avoir compris que quoique je mette en place il me faut aussi me blinder de l'opinion des autres et de leur stigmatisation.
J'admire votre courage de chercher encore et encore à perdre du poids à tout prix.
Bon courage à vous
Pascale